Affichage des articles dont le libellé est Argentine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Argentine. Afficher tous les articles

jeudi 9 février 2012

Buenos Aires, aux rythmes du Tango


Dernière étape de notre périple, Buenos Aires compte plus de 12 millions d'habitants. Bâtie sur les rives du Rio de la Plata, cette capitale immense possède de nombreux quartiers ayant chacun leur charme. Il y a également beaucoup de musées. La ville bouillonne du matin au soir, jusqu'au bout de la nuit et résonne aux rythmes parfois effrénés du tango. Quant aux papilles gustatives, elles se régalent de parillas (grillades) et de cuisine internationale. 


Evita, icône de l'Argentine
du XXè siècle.
Buenos Aires par quartier : Un petit tour organisé en minibus nous mène dans les principaux quartiers de la ville, dont nous visiterons certains à pied. Recoleta est un quartier célèbre pour son ambiance nocturne, son cimetière de célèbrités (style Père Lachaise à Paris), ses musées dont le musée des Beaux-Arts, et son parc aux arbres immenses. La Plaza de Mayo est la place principale de la ville où l'on retrouve le palais présidentiel (Casa Rosa), une cathédrale et l'un ou l'autre musée. Dans ce quartier également, on observe des belles batisses à 5-6 étages du XIX siècle. La Boca est le quartier des artistes. Les vieilles maisons, faites de matériaux simples et peu onéreux, étaient habitées par des immigrés (essentiellement italiens, partis à présent) et sont à présent repentes dans des couleurs fortes ou de tableaux d'artistes. La rue Caminito est l'attraction du coin, elle fait penser à la rue des Bouchers à Bruxelles, en y ajoutant les airs de musique tango et les couples de danseurs tentant de grapiller quelques sous en proposant de poser pour des photos avec les touristes. Puerto Madero est un quartier longeant un canal qui a été rénové fin XXème siècle et qui a un certain cachet. On y retrouve des buildings de bureaux, des boutiques et de nombreux restaurants, et même une université qui s'est installée dans un bâtiment rénové. Palermo est un quartier plutôt chic, où la plupart des ambassades se sont installées dans de jolies batisses. On y a visité un musée d'art contemporain et le jardin japonais (miam les bons sushis).
Recoleta

Plaza de Mayo
La Boca
Puerto Madero
Palermo (et ci dessous : Jardin Japonais

Le Tango : Buenos Aires est sans nul doute la capitale du Tango. Le Tango n'est pas seulement une danse, c'est également un style musical, c'est du chant, c'est un art de vivre, un mode vestimentaire. Un des pionniers du Tango, Carlos Gardel (né en France OU en Uruguay) vécut toute sa vie à Buenos Aires et figeat les bases de ce qu'est le tango actuel. Le choix est large pour les touristes désirant voir un spectacle, des dizaines d'options sont possibles quotidiennement. Nous avons opté pour un dîner spectacle (Voz Tango), formule agréable qui permet de passer une bonne soirée. Malgré un côté trop touristique (passage obligé par la boutique souvenirs), nous apprécions le repas avec boissons à volonté, et adorons le spectacle d'1h45 où un orchestre (1 piano, 2 accordéons, 2 violons, 1 contrebasse) entraine les 8 danseurs dans des tangos endiablés et accompagne les 2 chanteurs qui interprètent les titres les plus connus. Pas de souvenir photo/caméra, leur utilisation étant interdite durant le show. Cependant, la vidéo ci dessous donne un bon aperçu :

vendredi 27 janvier 2012

Parc National 'Los Glaciares'



Notre hôtel à El Calafate (en jaune)
Le Parc National 'Los Glaciares' tire son nom du grand nombre de glaciers qui le composent. Ces glaciers aboutissent dans tout autant de lacs et font partie de la deuxième plus grande réserve mondiale d'eau potable de la terre que sont les "hielos continentales sur" (littéralement : glaces continentales du sud). La plupart des touristes désireux de visiter cette région se rendent à la ville d'El Calafate, située non loin des principaux glaciers : Perito Moreno, Upsala, Viedma. Nous décidons de rester 4 jours dans cette région, où nous ferons nos derniers pas sur le sol de la Patagonie. La ville d'El Calafate n'est pas une ville qui vaut réellement le détour, mais nous y passerons un agréable séjour grâce à l'hospitalité et la gentillesse du personnel de l'auberge de jeunesse dans laquelle nous séjournions (I Keu Ken).

Glacier Perito Moreno : Baptisé du nom d'un grand naturaliste et explorateur argentin du XIXème siècle ayant 'découvert' de nombreux sites en Patagonie. Les dimensions de ce glacier sont très impressionnantes : 5000 m de front, 60 m de haut, 250 km² de superficie, 30 km de longueur. Il s'agit d'un des trois glaciers continentaux qui n'est pas en régression (il progresse de 700m par an). Il est observable à partir de passerelles donnant une vue imprenable sur cet immense glaçon naturel. Tous les jours, se produisent des chutes de blocs de glace, provoquant un vacarme semblable à du tonnerre, au grand plaisir des touristes. Nous aurons l'occasion d'assister à 2-3 chutes, mais manquerons la plus grosse de la journée. Ce fût une excursion où nous constaterons également l'incroyable rapidité des changements de conditions climatiques (soleil, pluie, vent). Le Perito Moreno fût une visite très impressionnante... il faut le voir, pour le croire !!



El Chalten : Petite bourgade à 200 km d'El Calafate, El Chalten est le paradis du randonneur. C'est le point de départ de 2 randonnées dans les paysages glaciers / lacs / montagnes du parc national 'los glaciares', l'une vers le Cerro Torre et l'autre vers le mont Fitz Roy. Le seul paramètre influant le plaisir de la randonnée et des paysages est la pluie. Ayant prévu de passer la nuit en montagne, nous avons dû nous résigner à cause des conditions climatiques. Nous nous sommes limités à une rando (Cerro Torre), durant laquelle il n'a pas cessé de pleuvoir, ce qui a obstrué toute visibilité sur le glacier / le lac / la montagne : déception !!



Ville d'El Chalten

lundi 16 janvier 2012

Ushuaïa, au bout du monde

Vue d'une partie d'Ushuaïa
Bienvenue en Terre de Feu
Ushuaïa est un nom qui fait plutôt penser à une émission télévisée où le présentateur parcourt les plus beaux paysages du monde à bord d'un ULM, d'une montgolfière ou d'un petit avion à hélice. Le nom de cette émission est judicieusement choisi, car il réfère à la ville la plus au sud de l'Argentine, au milieu de nulle part. Située en terre de feu, cette dernière énorme bande de terre au sud du continent américain, Ushuaïa est pour nous un arrêt un peu obligatoire et mythique : au bout de la monde. 12h de bus nous mènent à Ushuaïa à partir de Punta Arenas (Chili)... l'avion eut été plus rapide, mais est beaucoup trop cher. Nous optons pour un séjour de 2 jours sur place, les consacrant entièrement à une randonnée en pleine nature... et loin des touristes qui visitent l'unique parc national de la région "Parc National Tierra del Fuego".
Sur la route vers Ushuaïa

Cañadon de la Oveja
Randonnée 'Paso de la Oveja' : Cette rando de +/- 30 km nous a menés au travers de nombreux paysages variés, et ce, sur des sentiers presque déserts, rendant l'expérience d'autant plus intéressante. Les indications du chemin étant plutôt sommaires, nous nous fions à notre instinct et aux instructions du livre. Pour notre première journée, nous traversons d'abord des plaines où paissent tranquillement des chevaux. Non loin de là, nous observons de curieuses sortes d'ibis. Ensuite, le chemin monte lentement dans la forêt et croise plusieurs fois des cascades et ruisseaux que nous traversons sur des troncs placés à cet effet (il s'agit parfois d'un exercice d'équilibre !). Le chemin quitte alors la forêt et nous mène à flanc de montagne jusqu'à 2 lacs bleus azur, nous offrant des magnifiques vues. C'est aux abords d'un de ces lacs que nous bivouaquerons, au prix d'une traversée pieds nus d'un ruisseau à 4-6°C. L'endroit est idéal pour planter la tente, se déguster de bonnes pâtes cuites au réchaud à gaz, à l'abri du vent... et sans pluie. Le lendemain, nous poursuivons l'ascension du Paso de la Oveja en montant un chemin de pierrailles. Sans nous éterniser au sommet, à cause du vent, nous entamons la longue descente qui longe la vallée 'Cañadon de la Oveja', où nous observons une dizaine de cascades de plus de 300m de long. Ensuite, nous arrivons à un tronçon de chemin dans une forêt dévastée par des vents violents où plus un arbre ne tient debout et où il est même difficile de voir le chemin. Des banderoles de plastique 'peligroso' (dangereux) indiquent les déviations, un parcours digne d'un entrainement militaire. JS en bave un peu avec le gros sac sur le dos, mais nous nous en sortons finalement sans une seule égratignure. Il nous reste alors à traverser des plaines d'herbe verte pour clotûrer cette randonnée au bout du monde !


Ibis en plein vol





dimanche 8 janvier 2012

Bariloche, un reflet d'Autriche en Patagonie

En rando, autour du Cerro Catedral, de g. à d. Rox, Romy, Denis, JS
Ville de Bariloche, vue du Cerro Leon
"Ma liberté de penser", le thème de chanson d'un artiste français qui a vécu en Patagonie, est très à propos quand on y entre tant le paysage est inspirant. Notre premier arrêt en Patagonie se fera à Bariloche, ville en bordure du lac Nahuel Huapi. Châlets en bois, nombreux touristes, vues imprenables sur le lac et les sommets enneigés, tous les ingrédients sont là... excepté le vent. En effet, un volcan chilien voisin étant entré en éruption quelques jours auparavant, des nuages de cendres volent encore et arrosent cette zone de l'Argentine, ce qui est plutôt gênant. Dès notre trajet en bus pour atteindre Bariloche, nous faisons la connaissance de 2 québecois (un père et sa fille), Denis et Romy, avec qui nous déciderons de passer notre séjour à Bariloche et avec qui nous passerons de très bons moments.



Rando autour du Cerro Catedral (2 jours) : Suite à une proposition de Denis et Romy, nous nous joignons à eux pour une randonnée dans le parc national Nahuel Huapi. Au départ de la ville de Villa Catedral (plus grande station de sport d'hiver d'Amérique latine), cette rando démarre sous un soleil de plomb. Quelques heures de grimpette nous mènent à notre campement où, enfin, nous planterons pour la première fois notre tente (transportée dans nos sacs depuis plus de 4 mois), sur un terrain de cailloux, venteux et offrant une vue superbe sur une montagne nommée "Dents de cheval". Nous partageons un dîner "pâtes" cuisiné sur notre matériel de gaz (merci Guillaume et Colombe). Après une nuit 'pas top', un petit déjeuner de montagnard, nous nous remettons en route. Dès les premières centaines de mètres, il se met à pleuvoir et il commence à y avoir du vent. Par la même occaion, le sentier devient plus encaissé et plus raide, avec des passages où on doit grimper sur des gros rochers en s'aidant des mains... c'est donc plutôt sportif, mais le paysage en vaut la peine ! Arrivés au sommet (2000m), le mauvais temps (devenant même froid) nous force à changer de direction et renoncer à une rando d'un jour de plus, nous choisissons de rentrer en faisant la boucle autour du Cerro Catedral. Les deux à trois kilomètres suivants se poursuivent dans les roches jusqu'à atteindre un dernier col, balayé par des vents forts (près de 100 km/h) et qui ralentit notre progression. S'en vient alors la descente vers la ville, par des pistes de ski (bleue d'abord, noire ensuite) et un pique nique à 16h dans l'abribus. Nous sommes très contents d'avoir fait cette rando, notre seul regret est que nous n'ayions pas pu la poursuivre à cause du temps.










L'art de choisir des pralines...
Journée 'cool' : Le lendemain de la randonnée, nous nous octroyons une journée de repos.  Après midi visite de grottes au 'Cerro Leon' où l'on peut observer des peintures rupestres et, au prix d'un passage exigu, un lac sous terrain. Nous mangerons au soir un repas cuisiné à l'auberge avec Denis et Romy, arrosé d'un vin Argentin (Malbec) et de pralines de Bariloche... (qui ne goûtent pas nos pralines belges mais se débrouillent pas mal)